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L’enquête judiciaire entourant l’affaire Mame Diarra Thiam, plus connue sous le pseudonyme de « Diodio Glow Skin », franchit un nouveau cap particulièrement critique. Alors que le dossier secoue la communauté des créateurs de contenus et des utilisateurs de réseaux sociaux au Sénégal depuis plusieurs semaines, de nouveaux éléments révélés par la presse quotidienne viennent alourdir les charges pesant sur les mis en cause. Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, la procédure visant l’influenceuse Rokhaya Fall, alias « Rox la Chancelière », s’articule désormais autour d’accusations pénales d’une extrême gravité : association de malfaiteurs et cyberharcèlement en bande organisée.

Des alliances virtuelles aux poursuites pénales : les dessous de la connexion avec « Major »

D’après les révélations du journal du Groupe Futurs Médias (GFM), les investigations menées par les services de cyberpolice ont permis de mettre au jour une mécanique bien plus complexe que de simples querelles entre figures d’Internet ou de transactions financières informelles. Les enquêteurs s’intéressent de très près à une collaboration clandestine entre Rokhaya Fall et un individu basé à l’étranger, opérant sous le pseudonyme de « Major ».

Les éléments matériels extraits des échanges numériques et des communications électroniques dépasseraient le cadre de la promotion d’influenceurs ou d’échanges d’argent habituels. Selon les actes de l’enquête, ce tandem aurait mis au point des stratégies coordonnées destinées à orchestrer des campagnes de dénigrement et d’atteinte systématique à l’image de marques de personnalités publiques. Parmi les cibles identifiées figurent l’activiste Fatoumata Ndiaye, plus connue sous le nom de « Fouta Tampy », ainsi qu’un autre utilisateur très suivi de la plateforme TikTok dont l’identité est conservée sous scellés pour les besoins de l’instruction.

Le cyberharcèlement dans le viseur de la justice sénégalaise

Ces révélations placent le cyberharcèlement et la délinquance numérique au cœur du volet judiciaire de cette affaire. Pendant longtemps perçus par certains acteurs comme des zones de non-droit où les règlements de comptes verbaux restaient impunis, les réseaux sociaux font aujourd’hui l’objet d’un suivi rigoureux de la part de la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC) et du Parquet de Dakar.

L’implication d’acteurs basés à l’étranger (« Major ») montre par ailleurs l’extension transfrontalière des réseaux de cyberdélinquance, poussant la justice sénégalaise à recourir aux mécanismes de coopération policière internationale pour identifier et interpeller les complices. Alors que les auditions et les confrontations se poursuivent dans le bureau du juge d’instruction, ce dossier emblématique pourrait marquer un tournant décisif dans la régulation pénale de l’écosystème des influenceurs au Sénégal.

Sources et références

  • Révélations et enquêtes exclusives du quotidien L’Observateur (Groupe Futurs Médias) — Octobre 2026.
  • Actes de procédure et éléments d’instruction de la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC) du Sénégal.
  • Dispositions du Code pénal sénégalais et de la loi sur la cybercriminalité relatives à l’association de malfaiteurs et au cyberharcèlement.

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